Julie Beauchamp - Groupe Arbor

On ne le répétera jamais assez, la sécurité doit être une préoccupation majeure au sein de l’entreprise. L’activité industrielle présente, par nature, des risques, qu’il faut prendre en compte, et gérer au mieux à tous les niveaux, entreprise et salariés. Dans ce cadre, le Groupe a proposé en août dernier un CDI à Julie BEAUCHAMP, qui était jusqu’alors en apprentissage. Il est donc intéressant d’aborder ce sujet, si important, avec elle, au travers sa vision des choses.

 

Pour commencer peux-tu nous faire part de ton parcours ?

Après différentes expériences, j’ai fait un BTS Assistante de manager en alternance chez Leroy Sommer où j’ai pu toucher à plusieurs missions. Ce qui m’a le plus intéressée étant la gestion des formations à la sécurité, j’ai décidé de suivre ensuite un Master 2 Responsable Qualité Sécurité Environnement au CESI. Que j’ai donc fait en alternance chez TOUBOIS, à partir de septembre 2019, avec Sébastien DUCHATEAU en Maître d’Apprentissage.

Peux-tu nous indiquer les différents sujets sur lesquels tu travailles ou as travaillé ?

Il y en a eu beaucoup ! Un gros pavé est le Document Unique d’évaluation des risques professionnels. J’ai aussi travaillé sur la mise à jour de toutes les formations obligatoires à la sécurité, et il y en a eu un certain nombre d’organisées, ce qui est très satisfaisant ! Même si ce n’est pas du tout fini, la signalisation usine/et machine est aussi un projet important. Il y a eu pas mal de travail également sur la conformité réglementaire. On a beaucoup investi sur tout ce qui est contrôles, relevés, mesures d’expositions, que ce soit en passant par des organismes certifiés, ou par la médecine du travail. J’ai aussi travaillé sur tout ce qui est EPI, notamment les EPI spécifiques, ainsi que sur les vêtements de travail dont on a clairement augmenté le niveau de qualité. On a aussi mis en place un kit d’accueil pour les nouveaux embauchés, avec une check-list sécurité, mais également avec des documents plus généraux, qui permettent une meilleure intégration du salarié entraînant ainsi une réduction des éventuels risques rencontrés. Nous avons aussi désormais une procédure complète en cas d’accident du travail pour bien analyser ce qui s’est passé et mettre en œuvre les actions correctives. Enfin, on a refait tous les espaces d’affichages dans l’atelier et on y a fait une bonne place aux informations santé / sécurité.

Quelles ont été les difficultés ?

Le plus dur est parfois de faire respecter les règles de sécurité en général. Ce n’est pas toujours facile de changer de modes de fonctionnement quand de vieilles habitudes ont été prises ; j’entends souvent « ça fait 20 ans que je fais comme ça … », mais c’est parfois indispensable de changer. Certaines règles ne sont d’ailleurs encore pas toujours respectées… Il faut toujours avoir à l’esprit qu’un accident du travail est très vite arrivé, il suffit d’une seconde et les dégâts peuvent être considérables. Il y a peut-être un peu trop d’insouciance aussi par rapport au risque chimique et aux conséquences qu’il peut avoir sur le long terme si on ne fait pas ce qu’il faut. Par exemple, il est nécessaire que le local où la résorcine est stockée soit bien fermé une fois l’utilisation de celle-ci terminée, afin de réduire aux maximum les émanations dans le reste de l’atelier, et ce n’est pas toujours le cas hélas…

Qu’est ce qui est intéressant ?

C’est de pouvoir communiquer avec tout le monde, à tous les niveaux : opérateurs, Direction, responsables, mais aussi avec des organismes extérieurs comme la Carsat ou l’Inspection du Travail avec lesquels les relations se sont nettement améliorées. Par exemple, l’injonction de la CARSAT de décembre 2019 a été levée. C’est aussi satisfaisant de savoir que ce qu’on fait est positif sur la santé des gens. De plus, ce qui est bien chez Toubois, c’est qu’on essaye d’être pragmatique, de ne pas être que dans la théorie réglementaire. On essaye d’être pratico-pratique, de s’adapter à la réalité du terrain. Par exemple, si un EPI ne convient vraiment pas, on va essayer de rechercher une autre solution.

Atelier Toubois du Groupe Arbor

Tu es arrivée chez Toubois il y a 2 ans, as-tu noté des changements depuis ?

Personnellement, je pense qu’il y a une amélioration dans l’encadrement. Ça se passe bien avec les chefs d’ateliers, même s’il reste évidemment des choses à améliorer. Au niveau de la Direction, le discours sur la sécurité a évolué dans le bon sens et des budgets importants sont consacrés à la sécurité.

 

Dans le cadre de ton embauche en CDI, de ta fonction d’Animatrice HSE, il est prévu que tu aies désormais à l’avenir un périmètre Groupe, c’est bien cela ?

Effectivement, depuis septembre, je consacre 30% de mon temps à Allin. J’ai commencé à travailler avec Alexandre NONY et ses équipes sur les risques machines, les risques chimiques, les formations sécurité, la rencontre avec la Carsat… Il m’arrive aussi de répondre à des mails d’autres sociétés du Groupe.

Le meilleur conseil que tu pourrais donner à un opérateur pour sa sécurité ?

Ce qui me paraît fondamental est de faire preuve de conscience professionnelle, d’être responsable. De penser aux autres, de penser à la santé et la sécurité des autres. Le respect des règles, souvent, c’est le respect des autres, tout simplement.

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